Après une bonne nuit de repos, onze heures d'avion obligent, je me levais du bon pied, prête à affronter cette nouvelle vie qui commençait, et qui durerait deux semaines consécutives. Nous avons rejoint d'un pas ferme nos camarades de voyage et nous sommes mis en marche pour parvenir au musée de Shanghai, où Morgane, Laura, Esther et moi-même avons découvert bien des splendeurs de céramique, sculpture, calligraphie, etc. Vint alors l'heure du déjeuner, amenant avec elle les nouveaux arrivants, ceux ayant pris un vol plus tardif que le nôtre, et, par conséquent, ceux n'ayant pas loupé les cours de la journée de vendredi, quel dommage ! Il y avait donc Charlotte, Pierre, Sacha, et bien d'autres. Les brioches de viande et de légumes passèrent dans nos estomacs avant d'être digérées par une sieste au musée de l'urbanisme, musée très intéressant et très représentatif de l'immensité de Shanghai soit dit-en passant. Après bien des « Oh » d'émerveillement, nous étions autorisés à nous balader où bon nous semblait, et c'est avec joie qu'Esther, Morgane, Laura et Moi découvrions un magasin uniquement consacré aux peluches, mangas, papeterie et autres cavernes d'Alibaba faisant notre bonheur. Surexcitées, nous claquions tous nos yuans (dix yuans équivalant environ à un euro), par exemple en nounours affublé du magnifique sobriquet de Zhongguo (signifiant Chine en chinois) et en règle Snoopy, en ce qui me concerne. Juliette, Emeline et Axel, épuisés d'une telle journée étaient de retour à l'hôtel. Après avoir testé un jeu consistant à danser sur un tapis en plastique devant un écran télé, un taxi ne tarda pas à nous faire les rejoindre. Esther et Moi les retrouvions en 301, accompagnés de Quentin et de Paul, et on eut le droit à une initiation à l'alcool à 56%, l'alcool de riz, autrement baptisé dissolvant. Je refusais le verre qu'on me tendait d'un signe de tête, tandis que les têtes de Juliette et Emeline, elles, tournaient déjà. Nous nous sommes ensuite rendus dans un restau dans lequel je me suis retrouvée à la table d'Esther et Marie, mais également, de Pauline, Juliette, et Emeline. Et puis, il y avait aussi Maya, Pierre, Sacha, Axel, Charlotte, Morgane et Laura aux tables d'à côté. Nous partagions tous des plats de nouilles, de raviolis, et de bien d'autres délicieux mets. Après un bref passage à l'hôtel, nous étions de nouveau en liberté dans la grande rue illuminée et bordée d'immenses bâtiments de Shanghai, à la recherche d'un Starbuck's que l'on trouva, certes, mais fermé ! Au cours d'un demi-tour censé nous reconduire au Hägen-Daz, Cyrus, Arnaud, Quentin et bien d'autres furent interpellés par le son d'une chanson francophone de Tragédie, « « Eh Oh » S'ensuivit alors des danses endiablées autour des marchands de CD's de la rue, et tout un attroupement de chinois amusés. Quelques minutes plus tard, Emeline, Juliette et Axel nous avaient perdu, et je savourais une délicieuse glace Hägen-Daz parfum cookie aux côtés de Charlotte L.. L'univers de la nuit nous ouvrait grand ses portes, et, c'est en se retrouvant tous une fois de plus dans le couloir du troisième étage de l'hôtel que nous décidions de se rendre en boîte ce soir. Le plouf dans le guide du routard de Juliette nous mena au Baby Face, où nous sommes entrés en masse avec Esther, l'autre Esther, Morgane, Laura, Emeline, Juliette, Axel, Cyrus et Paul, parvenant même à ne pas payer nos places. Epuisés et ne sentant plus nos pieds, nous avons fini par tous poser nos popotins sur les sièges en cuir d'un taxi chinois qui nous déposa juste devant la réception du Hui Jing. Non satisfaites de l'heure tardive qui tournait autour des trois heures du mat', Laura, Esther, Morgane et Moi nous sommes réunies en 304 pour une partie de tas de merde avant de rejoindre nos lits respectifs.
photo : La rue de notre hôtel, à Shanghai avec toutes les motos qui ont bien failli nous écrabouiller en purée de carotte.