oO° 1er JoUr : VeNdReDi 06 AvRiL 2007 °Oo

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Ce matin, il aura fallu se lever de bien bonne heure afin d'empiler quelques peluches, vernis à ongles et autres trucs de filles sur les tas de pulls et jeans dans la valise pleine à craquer. C'est la voiture du voisin qui se chargea de notre transfert jusqu'à l'roport de Roissy. Je croisais bien vite Emeline, Esther, Morgane et Juliette, et bien des tours nous ont été nécessaires pour localiser le reste de notre groupe. Je m'apptais à prendre l'avion pour ma premre fois, et non pour ma dernière -du moins, je l'espérais ...-. Les trois heures d'attente à la douane furent vite écoues, en raison du bit de paroles de telles bavardes que nous sommes. Puis, tout à coup, à ma plus grande surprise, les voitures se sont transformées en tâches de couleurs difformes, avant de ne devenir plus qu'un minuscule petit point parmi tant d'autres, et l'avion de la compagnie China Eastern avait décol. Ce serait mentir que de dire que nous étions dans les nuages, puisque des nuages, il n'y en avait pas. Le ciel était clair, et la route était longue. Les jus de tomates et les nouilles chinoises défilèrent dans mon estomac à longueur de voyage. J'ai eu la chance, durant le trajet de sympathiser avec une fille formidable, j'ai nom (roulements de tambour ...) ... Juliette ! Ensemble, et aies d'Esther, nous avons goûté aux joies du stretching dans le couloir de l'avion, puis, vite rejointes par Emeline, aux joies des blagues Carambar qui nous ont longtemps fait rire puisque nous nous sommes enfilé le paquet entier de ces licieuses gourmandises suces. J'eus me le droit à une monstration de gym relaxante de Juliette, imitant la dame de l'écran de l'avion. Nous avons également du bannir le mot "partouze" du langage de Juliette qui ne cessait de faire allusion, devant les parents, à des partouzes aux Petits Ecoliers de Lu, pensant que ce terme désignait "une petite fête entre amis"

photo prise à l'aéroport de Roissy où l'on peut apercevoir, de gauche à droite, Morgane, Laura, Juliette, Emeline, Moi et Axel.

# Posté le vendredi 04 mai 2007 17:07

Modifié le mercredi 27 juin 2007 07:52

oO° 2ème JoUr : SaMeDi 07 AvRiL 2007 °Oo

oO° 2ème JoUr : SaMeDi 07 AvRiL 2007 °Oo
Je mastiquais frénétiquement un chewing-gum pêche-framboise, je me bouchais les oreilles, tentant de me préparer, en vain, pour l'atterrissage, et, enfin, je foulais le sol de la Chine, après plus de onze heures de vol. Des cernes de dix pieds de long s'étaient creusées sous mes yeux, des courbatures m'avaient gardé éveillé, et des gouttes d'eau perlaient sur mon front, aménageant de temps à autres des sillons sur mon épaisse couche de fond de teint, qui m'avait d'ailleurs permis de sortir de l'avion avec une mine à peu près potable qui ne faisait même pas fuir tous les yeux bridés. Un car nous a accompagné jusqu'à notre hôtel, le Hui Jing, situé dans une petite ruelle animée de Shanghai, nous faisant passer entre gratte-ciels et taudis ... Juliette, Morgane, Emeline, Laura, Esther et Moi nous sommes alors résignées à nous arrêter devant un petit restau mignon de notre rue, afin d'y remplir nos estomacs affamés. Mon bouillon de nouilles était tellement salé qu'il en arriva à me faire verser quelques larmes dans mon verre de thé chaud. Nous avons ensuite fait connaissance avec nos chambres respectives. Notre chambre, à Esther et à moi, la 302 était située tout au bout du couloir du deuxième étage, par chance, juste en face de la 301, celle de Juliette et d'Emeline, et à côté de la 303, celle de Quentin et Paul et de la 304, de Laura et Morgane. Stéphane et Lauren, nos deux accompagnateurs improvisés nous ont mené à un point de vue, nous laissant bouche bée et yeux écarquillés devant de magnifiques tours et buildings gigantesques. La vue était splendide, et pour une première approche d'une ville qui nous était jusque là inconnue, c'était plutôt impressionnant. Nous avons, par la suite, eut droit à plusieurs heures de quartier libre pendant lesquelles Esther, Nanaé et Moi avons prospecté dans quelques boutiques, notamment dans une où j'ai fini par dégoter une petite broche pour ma Maman. Puis fut venu le moment de trouver de quoi se nourrir et c'est là que l'idée de se préparer des sandwiches germa dans l'esprit d'Axel. Nous sommes donc allés faire nos emplettes culinaires au supermarché du coin avant de revenir les bras chargés de sacs plastiques regorgeant de pain de mie, saucisses chimiques, tomates, salades et autres délicieux mets, pique-niquer dans la chambre d'Emeline et de Juliette. Et c'est dans cette pièce à l'ambiance, calme, silencieuse et confinée aux sens ironiques des termes que Morgane et Moi furent confrontées à l'énigme du jour : « C'est trois nains qui sont dans la forêt et qui veulent aller à la mine. L'un prend une pelle, l'autre prend une pioche, et qu'est-ce que prend le troisième ? ». Juliette ajouta ce détail déroutant : « La clé de l'énigme se trouve dans la serrure ». Axel et elle ne purent s'empêcher de noter toutes nos remarques et réponses d'une stupidité inégalable. Laura et Morgane allèrent bien vite se coucher, et Axel, Juliette, Emeline et Esther se décidèrent à passer leur première soirée au Starbuck's, m'abandonnant seule, dans une chambre sombre, noire et même pas froide, avant de frapper chez moi aux alentours des trois heures du mat'. Ah et au fait, j'allais presque oublier, la réponse à l'énigme n'était autre que « Le troisième se prend la tête ».

photo : Esther et Moi dans le car en direction de l'hôtel

# Posté le samedi 05 mai 2007 02:52

oO° 3ème JoUr : DiMaNcHe 08 AvRiL 2007 °Oo

oO° 3ème JoUr : DiMaNcHe 08 AvRiL 2007 °Oo
Après une bonne nuit de repos, onze heures d'avion obligent, je me levais du bon pied, prête à affronter cette nouvelle vie qui commençait, et qui durerait deux semaines consécutives. Nous avons rejoint d'un pas ferme nos camarades de voyage et nous sommes mis en marche pour parvenir au musée de Shanghai, où Morgane, Laura, Esther et moi-même avons découvert bien des splendeurs de céramique, sculpture, calligraphie, etc. Vint alors l'heure du déjeuner, amenant avec elle les nouveaux arrivants, ceux ayant pris un vol plus tardif que le nôtre, et, par conséquent, ceux n'ayant pas loupé les cours de la journée de vendredi, quel dommage ! Il y avait donc Charlotte, Pierre, Sacha, et bien d'autres. Les brioches de viande et de légumes passèrent dans nos estomacs avant d'être digérées par une sieste au musée de l'urbanisme, musée très intéressant et très représentatif de l'immensité de Shanghai soit dit-en passant. Après bien des « Oh » d'émerveillement, nous étions autorisés à nous balader où bon nous semblait, et c'est avec joie qu'Esther, Morgane, Laura et Moi découvrions un magasin uniquement consacré aux peluches, mangas, papeterie et autres cavernes d'Alibaba faisant notre bonheur. Surexcitées, nous claquions tous nos yuans (dix yuans équivalant environ à un euro), par exemple en nounours affublé du magnifique sobriquet de Zhongguo (signifiant Chine en chinois) et en règle Snoopy, en ce qui me concerne. Juliette, Emeline et Axel, épuisés d'une telle journée étaient de retour à l'hôtel. Après avoir testé un jeu consistant à danser sur un tapis en plastique devant un écran télé, un taxi ne tarda pas à nous faire les rejoindre. Esther et Moi les retrouvions en 301, accompagnés de Quentin et de Paul, et on eut le droit à une initiation à l'alcool à 56%, l'alcool de riz, autrement baptisé dissolvant. Je refusais le verre qu'on me tendait d'un signe de tête, tandis que les têtes de Juliette et Emeline, elles, tournaient déjà. Nous nous sommes ensuite rendus dans un restau dans lequel je me suis retrouvée à la table d'Esther et Marie, mais également, de Pauline, Juliette, et Emeline. Et puis, il y avait aussi Maya, Pierre, Sacha, Axel, Charlotte, Morgane et Laura aux tables d'à côté. Nous partagions tous des plats de nouilles, de raviolis, et de bien d'autres délicieux mets. Après un bref passage à l'hôtel, nous étions de nouveau en liberté dans la grande rue illuminée et bordée d'immenses bâtiments de Shanghai, à la recherche d'un Starbuck's que l'on trouva, certes, mais fermé ! Au cours d'un demi-tour censé nous reconduire au Hägen-Daz, Cyrus, Arnaud, Quentin et bien d'autres furent interpellés par le son d'une chanson francophone de Tragédie, « « Eh Oh » S'ensuivit alors des danses endiablées autour des marchands de CD's de la rue, et tout un attroupement de chinois amusés. Quelques minutes plus tard, Emeline, Juliette et Axel nous avaient perdu, et je savourais une délicieuse glace Hägen-Daz parfum cookie aux côtés de Charlotte L.. L'univers de la nuit nous ouvrait grand ses portes, et, c'est en se retrouvant tous une fois de plus dans le couloir du troisième étage de l'hôtel que nous décidions de se rendre en boîte ce soir. Le plouf dans le guide du routard de Juliette nous mena au Baby Face, où nous sommes entrés en masse avec Esther, l'autre Esther, Morgane, Laura, Emeline, Juliette, Axel, Cyrus et Paul, parvenant même à ne pas payer nos places. Epuisés et ne sentant plus nos pieds, nous avons fini par tous poser nos popotins sur les sièges en cuir d'un taxi chinois qui nous déposa juste devant la réception du Hui Jing. Non satisfaites de l'heure tardive qui tournait autour des trois heures du mat', Laura, Esther, Morgane et Moi nous sommes réunies en 304 pour une partie de tas de merde avant de rejoindre nos lits respectifs.

photo : La rue de notre hôtel, à Shanghai avec toutes les motos qui ont bien failli nous écrabouiller en purée de carotte.

# Posté le samedi 05 mai 2007 07:07

Modifié le mercredi 27 juin 2007 07:57

oO° 4 ème JoUr : LuNdI 09 AvRiL 2007 °Oo

oO° 4 ème JoUr : LuNdI 09 AvRiL 2007 °Oo
Ce matin là, nous n'avions pas d'accompagnateurs, donc aucune obligation. Suite pourtant à une envie de bouger imminente, nous nous sommes résignés à visiter un minimum, et c'est dans la joie et la bonne humeur que nous nous rendions, Juliette, Emeline, Morgane, Laura, Esther, Axel, Paul, Quentin et Moi à la tour Jing Mao, haute de quatre cent vingt et un mètres et de quatre-vingt-huit étages, le huit étant un chiffre porte-bonheur en Chine. La vue sur Shanghai était fabuleuse bien qu'embrumée par la pollution omniprésente en Chine, et nous pouvionsme jeter un ½il sur les quatre-vingt-trois étages qui nous supportaient, de quoi donner le vertige à bien du monde. Impressionnant ! Les buildings en construction pullulaient d'un peu partout à Shanghai, poussant tels des champignons. Il y avait aussi un arbre à v½ux à l'étage où nous nous trouvions, arbre où les gens pendaient de petites pochettes rouges où étaient formulés leurs souhaits quels qu'ils soient. L'ascenseur qui nous avait mené aux baies vitrées du quatre-vingt-quatrième étage nous fit redescendre dans la rue en une vitesse éclair. Suite aux propositions d'Axel, nous nous sommes rendus dans un restaurant japonais où j'eus le plaisir de savourer un riz cantonais à la table d'Emeline, d'Esther et de Juliette. Laura et Morgane sont ensuite allées rejoindre une Esther-dont-je-ne-connais-pas-le-nom-de-famille désespérée restée seule à l'hôtel, tandis que l'autre Esther, Emeline, Axel, Juliette et Moi nous faisions acheminer par taxi chinois jusqu'au magasin de jouets découvert la veille. Ce n'est qu'en arrivant devant la boutique qu'Emeline s'aperçut d'une erreur fatale : elle avait oublié son appareil photo numérique sur la table du restau. Axel, d'une grande générosité accepta de rebrousser chemin avec elle, en vain. Pendant ce temps, Juliette s'était appropriée tout ce qui pouvait concerner son manga favori, à savoir Death Note, tout en prenant soin de me raconter toute l'histoire dans ses moindres tails. Une fois rentrés à l'hôtel, nous avons consacré notre soirée à boucler nos valises pour Pékin, avant de grimper dans un car à destination de la gare de Shanghai, Esther fondit en larmes à la pensée de ne pas avoir son chéri à ses côtés. Après quelques heures d'attente durant lesquelles Juliette passa la majeure partie de son temps à me faire rire, nous embarquions enfin dans le train couchettes, relativement étroit. Nous étions tous et toutes loin l'un de l'autre, et c'est après bien des soupirs, des allers-retours, des bousculades que nous finissions par nous dégoter des places assez proches les unes des autres, ayant même du passer par l'épreuve des chinois qui nous viraient. Morgane, Esther et Emeline savourèrent chacune une assiette de riz cantonais, toute droite arrie du wagon-restaurant. Juliette et Moi nous sommes alors installées côte à côte sur les strapontins, pendant que les autres se lançaient dans des parties de Quem's (encore un autre jeu de cartes ...) au Coca à n'en plus finir, et c'est là que j'ai commencé àcouvrir une personnalité hors norme, celle de Juliette. Elle me fit écouter les chansons de son I-Pod, me donnant pour chacune une explication, et c'est là que je découvrais la magnifique musique qu'est Roméo & Juliet de Dire Straits, sa signification aux yeux de Juliette, ce qu'elle lui évoquait, en quoi elle la trouvait être la plus belle chanson du monde, et la traduction française des paroles. J'appris également qu'Emeline et elle se rendraient au concert des Cowboys Fringants en mai et que Juliette était très exigeante niveau mecs. Les lumières s'éteignirent vers vingt-trois heures trente. Les couchettes n'étaient pas séparées en compartiments et étaient alignées, par colonnes de trois. Je me retrouvais tout en haut, juste sous le néon, face à Esther. Les autres s'étaient serrés, allant même jusqu'à dormir parterre pour certains, dans les deux rangées de lits suivantes. Repensant à tous les éléments qui avaient fait de cette journée une joure riche en émotions, je mvadais bien vite au pays des rêves. J'apprenais plus tard, par témoignage de Laura et Juliette qu'Axel avait été somnambule cette nuit-là. Sans doute avait-il, lui aussi, une accumulation de pensées circulant librement entre son bulbe rachidien et sa matière grise ...

photo : tout en haut du JingMao, avec de gauche à droite, et de haut en bas, Paul, Morgane, Laura, Moi, Emeline, Quentin, Axel, Esther et Juliette.

# Posté le samedi 05 mai 2007 07:39

Modifié le dimanche 06 mai 2007 06:24

oO° 5ème JoUr : MaRdI 10 AvRiL 2007 °Oo

oO° 5ème JoUr : MaRdI 10 AvRiL 2007 °Oo
Je me frottais frénétiquement les paupières, me demandant où diable étais-je donc, avant que tout ne me revienne à l'esprit ... Le voyage en Chine ... Le train couchettes jusqu'à Pékin ... Beaucoup trop long ... La faim me tiraillait déjà, à cette heure matinale de la journée, qui tournait aux alentours des cinq heures. La lumière du jour m'éblouissait et mon dos était en décomposition. J'enfilais ma paire de baskets noires et roses qui m'avait servie de barrière pour ne pas tomber, je ramassais mes vêtements épars avant de les jeter dans mon sac sans même prendre le temps de les plier et je tirais ma couette sur mes épaules dénudées et frigorifiées, ce malheureux bout de tissu ayant eu la mauvaise idée de tomber parterre au beau milieu de la nuit. Je descendais l'échelle, tentant tant bien que mal de n'assommer personne avant de prendre la direction des “sanitaires”. Je croisais les parents sur le chemin, les yeux collés à la fenêtre où défilait un paysage de campagne inconnu. Après mtre passée une lingette au citron sur le visage et après avoir fait la découverte des toilettes turques pugnantes, je les rejoignais, et je contemplais ... Le train, enfin, après nous avoir bringuebalé de gare en gare durant plus de douze heures stoppa enfin sa course. Tout le monde descendait, traînant derrière soi ces horribles valises qui ne nous épargnaient pas niveau poids, et nous posions finalement nos chaussures sur le sol de Beijing, le sourire aux lèvres et les cernes aux yeux. Je retrouvais là mes amis. Le soleil frappait dehors. Nous nous faufilions au milieu des chinois avant de s'arrêter devant une paire de cars, spécialement là pour nous. Les bagages refusèrent de tous rentrer en soute et ce fut un véritable entraînement sportif que de les hisser jusqu'au places passagers du car. Je me retrouvais aux côtés d'un Axel épuisé, certes, mais bavard malgré tout, et devant une Emeline et une Juliette déchaînées, faisant retentir leurs rires cristallins toutes les douze secondes. Nous parvenions enfin à l'hôtel qui allait nous héberger, et ce durant onze jours, et nous étions une fois de plus sublimés par le luxe qui s'en dégageait, le hall ne reflétant pas du tout le confort des chambres. C'était l'Hôtel des Sports, ou Tian Tan Sports Hotel et nous croisions déjà une équipe de basketteurs chinoisants. Je prenais une chambre avec Esther, la 432 (La 433 appartenant à Juliette et Emeline, et la 434 à Morgane et Laura). A peine après avoir eu le temps de déposer nos valises et nos sacs à dos, nous nous réunissions, Esther, Juliette, Emeline, Axel, Morgane, Laura et Moi en 434 afin de verser de l'eau bouillie sur des nouilles instantanées achetées en vitesse dans le magasin de l'hôtel, nouilles aromatisées à la tomate en ce qui me concerne. Une nouvelle expérience de plus ... Juliette ne cessa de rigoler, m'observant d'un ½il amusé en train de me débattre avec des longueurs de nouilles faramineuses , et, heureusement pour moi, me vint en aide. Puis arriva le temps des visites, avec tous les gens du voyage. Nous avons marché pendant des heures, allant de la place Tian An Men où Emeline et Moi nous sommes exercées dans notre chant de « Il était un petit homme, Pirouette Cacahuète, il était un petit homme, qui avait une drôle de maison, qui avait une drôle de maison ... » et où demeurait le monument aux héros du peuple, ainsi que le Musée d'Histoire de Chine et le portrait de Mao, jusqu'au Beijing Hotel, l'hôtel des Grands Hommes, magnifique hôtel, sans doute le plus luxueux de tous. On nous proposa alors de se rendre à la rue gourmande, une petite rue pittoresque où les garçons et les filles trouvèrent leur bonheur dans un lieu exclusivement consacré aux jeux vidéo, une salle d'arcade. Pendant ce temps, Juliette, Emeline et Moi rigolions, nous plaignant d'avoir à passer notre fin d'après-midi au milieu de manettes électroniques. Je faisais encore plus ample connaissance avec celles qui s'avéraient être les personnes avec qui je partagerais le plus de choses au cours de ce voyage. Puis nous avons goûté aux brochettes de fraises délicieusement sucrées à six yuans l'unité. Ce soir là, nous nous décidions à rester à l'hôtel, pour servir de cobaye à un jeu qu'Arnaud avait pertinemment inventé et décrit à Axel, Le Fook. Les règles du jeu étaient simples : Un nombre de personnes illimitées assises en cercle autour d'une table où reposent un verre et une bouteille d'alcool, des signes associés à des gestes, à savoir l'engagement Fook (mouvement de la main de haut en bas en diagonale, déterminant le sens du courant Fook), le contre-Fook (un poing levé de manière à ce que le courant Fook soit réfléchi, équivaut à un changement de sens), le Fookness (les bras en croix et les poings fermés devant soi, interdit la personne qui suit de jouer), le Double Fookness (les bras en croix et les poings fermés au dessus de la tête, passe le tour des deux personnes qui suivent) et l'Ultimate Fookness (Les mains formant un coquillage ouvert, passe le tour des cinq personnes qui suivent). Le principe : Celui qui perd, que ce soit au niveau des gestes ou des paroles, boit. Nous nous sommes réunis, Axel, Emeline, Juliette, Esther, mais également Julien, David et Aurélien (Que je rencontrais tous les trois à cette occasion) et Moi, et nous n'avons pas tardé à nous faire rejoindre par Quentin et Paul (que je rencontrais également pour la première fois) dans la chambre d'Axel et d'Aurélien. L'amusement était au rendez-vous, peut-être un peu trop d'ailleurs. Nous instaurions les doses dites « doses Doriane » et « doses Doriane même pas bourrée » (invention de Quentin), c'est-à-dire, les mini doses d'alcool, puisque je refusais presque tout contact avec l'alcool, n'étant pas encore habituée à me bourrer la gueule, contrairement à d'autres. Je sympathisais avec des gens adorables, et j'étais heureuse, tout simplement. Du moins, avant qu'Axel ne s'éclate un vaisseau sanguin contre la table de chevet. Tout s'enchaîna alors : Julien qui ne pouvait plus mettre un pied devant l'autre, Juliette qui n'était plus consciente de rien sous les effets des effluves d'un alcool aussi fort que l'alcool de riz, et moi, complètement paniquée. C'est une Juliette dans un état second, qui partit vite rejoindre son lit grâce à l'aide d'Emeline. Et puis je me calmais, Axel m'ayant expliqué que cela lui arrivait souvent ... Je réalisais ... Quentin décida que le perdant devrait boire le dernier verre jusqu'à la toute dernière goutte, sinon, serait ta d'un gage. La perdante, ce fut moi. Et on me força à ramper au milieu du couloir. J'avais tout de même passé une soirée merveilleuse en compagnie de gens merveilleux, et ça, ça valait bien le coup de s'afficher un peu ... C'était horrible ...

photo : Emeline et moi sur la place Tian An Men, en pleine imagination de chanson à chanter sur la place, avec une dentiste à côté de nous !

# Posté le dimanche 06 mai 2007 06:46

Modifié le lundi 07 mai 2007 09:40